RESIDENCES     VILLAS     RESTAURANTS     HOTELS     SPA    DESSINS    PRESS




EUROPEAN DESIGN OFFICE


ALEXANDRE DANAN






Alexandre Danan dessine comme il respire. Depuis ses rêves d’enfant, dans les lumière de Fez,
il a rencontré le monde un crayon à la main, qu’il n’a jamais lâché. Certains artistes mettent 
le monde dans le voyage primordial, celui des souvenirs, des vieux maîtres, des rêves : Brunelleschi
et ses machines, Churchill et ses légendes, Tolkien et ses elfes, mais aussi Eames et son épure,
Fellini et ses outrances, Louis Kahn et sa brique, Matisse et sa découpe dans la couleur, Niemeyer
et ses courbes, Paulin et ses rigueurs, Prouvé et son efficace… Tous ces noms peuplent le travail 
d’Alexandre Danan de leurs images, de leur histoire, de leur inspiration. A son trait de crayon, 
ils donnent la mémoire et ses harmoniques, pour que la décoration devienne un dessin, Alexandre,
lui, met son dessin au monde : c’est ainsi qu’il est devenu architecte décorateur. Traduire le dessin 
en lieu, c’est raconter un voyage entre le monde intérieur et le monde extérieur, fait par un crayon 
qui invente une forme. Après l’enfance et son lutrin, les voyages d’un lieu à un autre, de l’Orient 
à l’Occident, mais aussi dans le temps, de l’antique au moderne et au contemporain.  
Voyages en surimpression sur le premier, cet écho du poème de Baudelaire qui exprime
miraculeusement l’essence d’un intérieur.

“ Voilà de bonnes raisons pour expliquer pourquoi l'on sert aujourd'hui encore le bouillon dans un bol
de laque, car un récipient de céramique est loin de donner des satisfactions du même ordre.
Et d'abord parce que, dès que l'on enlève le couvercle, un liquide contenu dans une céramique
révèle sur-le-champ son corps et sa couleur. Le bol de laque au contraire, lorsque vous le découvrez, 
vous donne, jusqu'à ce que vous le portiez à votre bouche, le plaisir de contempler dans ses profondeurs 
obscures un liquide dont la couleur se distingue à peine de celle du contenant et qui stagne silencieux
dans le fond. Impossible de discerner la nature de ce qui se trouve dans les ténèbres du bol,
mais votre main perçoit une lente oscillation fluide, une légère exsudation qui recouvre les bords
du bol vous apprend qu'une vapeur s'en dégage, et le parfum que véhicule cette vapeur vous offre
un subtil avant-goût de la saveur du liquide avant même que vous en emplissiez votre bouche.”

Junichiro Tanizaki L’éloge de l’ombre 1933




VILLAS

HOTELS

RESTAURANTS

RESIDENCES

DESSINS

PRESS





©2025 Paris, 75008.
EDO EuropeanDesignOffice